<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547013832930263518</id><updated>2011-11-30T14:10:02.656+01:00</updated><title type='text'>hyperchleuasmes</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://la.mort-des-lettres.eu/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547013832930263518/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la.mort-des-lettres.eu/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>arnul</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17567003796135135030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='18' src='http://bp0.blogger.com/_qm7Arxfr7zw/SFD5pp0YlPI/AAAAAAAAAkQ/hFwCce8926I/S220/eye.png'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8547013832930263518.post-2912838821725310193</id><published>2011-11-30T13:52:00.001+01:00</published><updated>2011-11-30T14:09:18.341+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Comme j'ai le sens du partage tout particulièrement au moment des enterrements, que le temps est venu d'enterrer le jeune encore possible qui pourrissait en moi depuis longtemps, je soumets à un improbable lecteur de quoi gêner peut-être la rotation du moulin à mauvais pressentiments qui tourne au vent de l'Internet. Ensuite je me tairai.&lt;br /&gt;Pourquoi préfère - t - on si massivement le réseautage compulsif à des activités que les vieux cons tiendraient pour politiquement plus denses: lire des livres, sortir rencontrer des amis ou même ne rien faire du tout.&lt;br /&gt;Postulons l'échange symbolique, qu'on nomme maintenant virtuel.Si tu es un vieux con aussi alors tu as forcément été jeune au sens biologique et tu as par conséquent été condamné aux activités typiques de tes contemporains dans le coup, en vain. Sans doute auras-tu tiré quelque parti de la position d'observateur narquois et compris que dans la réalité d'avant les réseaux sociaux, s'établissait déjà tout naturellement des modes d'interaction qui te paraissaient certes faibles mais par le truchement desquels ces gens, si superficiels, allaient à des soirées et rencontraient peut-être des filles ou des garçons, tandis que toi, cafardeux personnage, tu n'étais simplement pas invité. De fait, s'agissait-il sans doute de virtualité mais dans ce sens particulier qu' au lieu de se fermer au possible comme tu l'auras fait si tu es un vieux con, s'établissait un espace de connivence qui était fondé sur de pures imbécilités à ton avis, certes, mais un espace qui parvenait à un point relationnel tout à fait distinct de ses prémisses imbéciles: soit un lieu profitable finalement.  De ton côté, tu  pensais sans doute plus profitable de lire des livres dans ton coin mais l'espace du partage devait être, au mieux, un territoire incommode.&lt;br /&gt;De ce point de vue, si tu n'étais pas invité spontanément aux soirées ou si c'était toujours toi qui téléphonais pour y être invité, alors dans la société dite des réseaux virtuels où, de la même façon, on réseaute par utilitarisme , il est tout à fait probable que tu ne comprenne pas bien ce que tu y fais.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;A ce point, réconforte toi, ami vieux con, car tu ne devrais pas éprouver de honte à t'en tenir là et à rester tout aussi interdit devant les futilités de l'échange que devant des courtisans qui s'échangent d'hypocrites amabilités.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Pourtant, ce n'est pas si simple. Dans cet élan étrange pour un loisir entièrement mangé par la toile sociale on  pourrait suspecter quelque chose de plus que de l'utilitarisme. Car pour utile qu'il soit de rencontrer des prétendus "amis" afin de les convertir peut-être en amis dans le monde "réel" et à passer des soirées en leur compagnie, ne devrait on pas pressentir comme une autre forme d'attrait, soit, postulons encore, une idée de  partage qui aurait ceci de nouveau qu'elle annulerait la distinction classique entre les fins et les moyens du partage.  Si partager est aller au delà du prétexte à ce partage, que partage-t-on sur les réseaux sociaux sinon un pur prétexte, c'est à dire quelqu'élement préalable et parfois vain à un texte inconnu qu'il s'agit d'écrire ?  Tout est là pour me faire croire qu'à se rendre ainsi disponible à tout instant, chacun en est venu à considérer confusément que le prétexte de l'interaction vaut pour l'interaction elle même et qu'en somme il est plus engageant  de posséder 1000 amis "virtuels"  porteurs d'un nombre d'objets symboliques bien supérieurs aux capacités d'assimilation d'un esprit normal,  plutôt qu'une poignée avec qui faire l'expérience de ses limites ( en temps, en parole, en espace, en richesse ). Cela est connu, je crois, de même que toute analyse qui ferait  croire qu'il y a là des manières qui portent, semble-t-il, le sceau du puritanisme ou du libéralisme, son cousin germain. Car en somme cela nous dit qu'il y a toujours quelque chose de mieux que ce qui est déjà là et qu'il convient pour bien faire de se placer à l'endroit le plus riche en portes plutôt que s'en  tenir à ce  qui est là et pousser cette porte. Désormais cette porte, devant soi, a la réputation de sentir de moisi.&lt;br /&gt;Mais on peut déranger encore mieux les petites conceptions du vieux con: tu pourrais croire qu'existe encore  ce mode d'interaction que tu juges possible car fondé sur des compétences strictes à habiter un espace et un temps définis pour l'interaction, fut-il moisi. Demande toi  si cela  signifie encore quelque chose de décisif pour la modernité. Que tu le veuilles ou non, ami vieux con,  à force de passer l'essentiel du temps qui reste dans cette manière de partage, il faut craindre que la référence au sens que tu te forges comme une extériorité désirable ne soit pas plus importante au yeux du monde actuel qu'à tes yeux la connaissance du grec ancien défendue par ton arrière-arrière grand-père. Qu'est ce qui pourrait bien empêcher que la valeur de partage ne puisse devenir plus forte que l'allégeance à une quelconque autorité intellectuelle, symbolique et finalement politique ?  L'autorité de ce type - on ne parle pas du maitre d'école ici - peine en effet a être établie et cela pour une raison simple: la forme de ce qui fait sens jusqu'ici ne possède plus tout à fait son "moment", elle est remise en cause de manière continue et instantanée, sans répit, et dans cette absence de moment fermé, de connexion morte, il y a la croyance que rien ne saurait s'établir qui ne soit pas moisi à la seconde même de son apparition.  Dans cette fuite en avant perpétuelle qui prend parfois les couleurs publicitaires de la révolution par le jugement du plus grand nombre contre celui d'une autorité nécessairement oligarchique, tu ne peux donc qu'être un vieux con. Et il importe absolument pas que tu conçoives les choses autrement, car tous tes arguments sont vieux et condamnés. Tu pourrais opposer par exemple des arguments essentialistes: l'homme occupe nécessairement un moment et un lieu qui par sa relative stabilité ( la bibliothèque, le livre ) établit les seules conditions possibles au discours et à la pensée. Mutatis mutandis, tu ajouterais que l'inverse procure les outils  parfaits pour la tyrannie de tous contre tous: puisqu'il n'y a pas lieu de croire que les forts n'existent plus et qu'ils auraient cessés de profiter des illusions des faibles, alors, dis-tu, les faibles sont condamnés par l'injonction d'être en réseau avec eux même à  ignorer massivement l'existence de ceux qui tirent partie d'eux dans les coulisses. Tu ajouterais, fier de toi, que l'espace public défini comme un lieu où l'argument tend à infléchir la loi commune est devenu un lieu où la loi consiste en discours dont les visées politiques communes se perdent dans le non lieu, soit un non lieu commun. Enflammé, tu conclurais en affirmant que l'espace public s'est élargi à un point tel que le mot espace c'est maintenant l'Espace. De là la confusion des sphères: le le privé, le public, rien n'est étanche, tout est en apesanteur. On applaudit, quelle prouesse de langage, ami vieux con.Seulement voilà, tu es vieux, tu mesures mal. On te propose de croire fermement que ce lieu essentiel d'où tout part à ton avis  est une chose bien arbitraire. N'exclue pas que vienne un temps d'invalidation complète du politique: quand tout un chacun ne sait plus exactement ce qu'il veut pour l'autre, ni pour soi, il n'y a plus de maitres et d'esclaves mais une simple mêlée d'êtres qui veulent vaguement bien faire et se trouve plus ou moins riches, s'assassinent à l'occasion, mais sans conviction nécessaire. Tiens, t'entends tu répondre, c'est donc bien ce que je dis: quand on a plus que son maigre cerveau réptilien pour toute possibilité d'interaction, il ne reste plus que la violence et tout rentrera dans l'ordre après les massacres. Pauvre ami. Il est bien difficile de concevoir qu'on est vieux car cela veut dire par exemple que des esprits formés à cette danse particulière de la référence de tout et partout construisent quelque chose que tu ne comprendras jamais, une modalité d'être qui te parait de la folie mais qui signe surtout ta vieillesse. Tu ne comprendras probablement rien non plus lorsque le tyran qu'on voudra renverser dans l'avenir ne sera probablement pas un chef militaire ou un patron d'usine mais un ensemble de serveurs où sont enregistré tous ces échanges qui ne valent rien pour toi mais pour la défense desquels on brulerait toutes les bibliothèques. Qu'Internet ait pitié de toi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8547013832930263518-2912838821725310193?l=la.mort-des-lettres.eu' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la.mort-des-lettres.eu/feeds/2912838821725310193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8547013832930263518&amp;postID=2912838821725310193&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547013832930263518/posts/default/2912838821725310193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8547013832930263518/posts/default/2912838821725310193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la.mort-des-lettres.eu/2011/11/comme-jai-le-sens-du-partage-tout.html' title=''/><author><name>arnul</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17567003796135135030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='18' src='http://bp0.blogger.com/_qm7Arxfr7zw/SFD5pp0YlPI/AAAAAAAAAkQ/hFwCce8926I/S220/eye.png'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
